Amener l’eau, l’électricité et les fibres jusqu’à votre bâtiment
Le sigle VRD désigne l’ensemble des travaux de voirie et réseaux divers : tout ce qui circule sous le sol d’une parcelle avant qu’une construction ne devienne habitable. Eau potable, électricité, télécom et fibre, gaz, eaux usées, eaux pluviales : chaque réseau a ses règles de profondeur, de signalisation et de distance aux autres. Terrassement Hyères JM réalise ces travaux à Hyères, dans l’est toulonnais et dans la vallée du Gapeau, pour les maisons individuelles, les divisions de terrain et les petits collectifs.
Un réseau enterré mal posé ne se voit pas : il se paie plus tard, en fuite, en tassement de la chaussée, en gaine écrasée impossible à aiguiller ou en canalisation à contre-pente. Notre travail consiste à poser proprement ce qui ne se reverra plus, avec des lits de pose soignés, des pentes tenues et un plan de récolement utile le jour où il faudra intervenir.

DT-DICT et repérage des réseaux existants
Toute ouverture de tranchée commence par une recherche des ouvrages déjà en place. La déclaration de projet de travaux et la déclaration d’intention de commencement de travaux, dites DT et DICT, interrogent les exploitants de réseaux du secteur. Chacun répond en indiquant la présence, la nature et la classe de précision de ses ouvrages, avec les plans correspondants et les prescriptions de sécurité à respecter.
Sur le terrain, nous complétons par un marquage-piquetage au sol et, dans les zones sensibles, par des sondages manuels de reconnaissance. En agglomération hyéroise comme à Toulon ou à La Valette-du-Var, le sous-sol des rues concentre électricité, gaz, eau et télécom sur quelques décimètres : l’approche des câbles et canalisations se fait à la pelle à main ou à l’aspiratrice, jamais au godet denté.
Cette étape paraît administrative ; elle est en réalité ce qui évite l’accident grave, la coupure d’alimentation d’un quartier et des remises en état coûteuses. Elle conditionne aussi les autorisations de voirie et les arrêtés de circulation lorsque la tranchée sort de la propriété privée pour rejoindre le domaine public.
Trois prestations VRD au quotidien
Selon que vous construisez, que vous quittez un assainissement individuel ou que vous luttez contre l’eau, les travaux ne se ressemblent pas. Chaque cas dispose de sa page détaillée.
01Viabilisation de terrain
Amener tous les réseaux jusqu’à un terrain nu : tranchées, fourreaux, coffrets en limite et attentes pour la future construction.
02Raccordement au tout-à-l’égout
Abandon de la fosse, création de la branche privée, boîte de branchement et reprise de la voirie après travaux.
03Drainage de terrain
Drains périphériques, cunettes et puits d’infiltration pour éloigner l’eau des fondations et des murs enterrés.
Réseaux secs et réseaux humides ne se mélangent pas
La distinction structure toute l’organisation d’un chantier VRD. Les réseaux secs transportent de l’énergie ou de l’information ; les réseaux humides transportent de l’eau. Les uns se posent en fourreaux, les autres en canalisations à pente maîtrisée.
- Réseaux secs : électricité basse tension, éclairage extérieur, télécom et fibre optique
- Réseaux humides : eau potable, eaux usées, eaux pluviales, arrosage
- Gaines annelées de couleur normalisée, rouge pour l’électricité, vert pour le télécom, bleu pour l’eau
- Aiguille laissée dans chaque fourreau pour permettre le tirage ultérieur
- Grillage avertisseur de la même couleur posé environ 20 cm au-dessus de la génératrice
- Distances minimales de séparation entre énergie et eau potable
- Croisements traités à angle droit et protégés par un fourreau supplémentaire
- Réseau séparatif : jamais d’eaux pluviales dans le collecteur d’eaux usées
De la tranchée au remblai compacté
La qualité d’un réseau enterré se joue entièrement pendant les quelques heures où la tranchée reste ouverte. Voici la séquence que nous appliquons sur chaque chantier.
- 1
Tracé et ouverture
Le tracé est piqueté en tenant compte des ouvrages existants, des arbres à préserver et des accès à maintenir. La largeur de fouille est calculée pour travailler en sécurité et permettre le compactage latéral. Les terres sont stockées d’un seul côté, la terre végétale séparée du reste.
- 2
Fond de fouille et lit de pose
Le fond est dressé à la pente voulue puis purgé de tout caillou anguleux. Un lit de sable ou de gravillon d’une dizaine de centimètres reçoit la canalisation. Dans les argiles et limons de la plaine, où le fond se délite dès qu’il pleut, nous interposons un géotextile avant le lit de pose.
- 3
Pose et calage
Les tuyaux sont emboîtés dans le sens de l’écoulement, alignés au laser ou au niveau, et calés sans point dur. Les fourreaux sont déroulés avec leur aiguille et repérés aux extrémités. On vérifie la pente réelle avant d’enrober, pas après.
- 4
Enrobage et grillage avertisseur
Un enrobage de sable entoure la canalisation jusqu’à une dizaine de centimètres au-dessus, compacté par couches sur les flancs. Le grillage avertisseur de la couleur réglementaire est ensuite déroulé sur toute la longueur : c’est lui qui protégera le réseau lors d’un futur coup de pelle.
- 5
Remblai et réfection
Le remblai est remonté par couches successives et compacté à la plaque ou au rouleau selon l’usage futur de la surface. Sous une allée ou une zone circulée, on soigne particulièrement cette étape pour éviter le tassement différentiel qui se lirait plus tard en creux dans l’enrobé.
- 6
Essais et plan de récolement
Mise en eau, contrôle d’écoulement, tirage d’essai dans les fourreaux, repérage des regards. Nous relevons les cotes et vous remettons un plan simple : dans dix ans, il vous évitera de chercher à l’aveugle.

Chaque réseau a ses exigences propres
Eau potable. La conduite arrive depuis le compteur ou le regard de comptage en limite de propriété. Elle se pose hors gel, à l’abri des points durs, et toujours au-dessus des réseaux d’eaux usées lorsqu’un croisement est inévitable, pour écarter tout risque de contamination. Le tracé est continu, sans raccord enterré inutile.
Électricité. Le câble chemine dans un fourreau rouge dimensionné selon la puissance souscrite, entre le coffret de branchement en limite et le tableau de la maison. La profondeur augmente sous les zones circulées. Le raccordement final relève du gestionnaire de réseau ; notre rôle est de livrer une tranchée et des fourreaux conformes, aiguillés et repérés.
Télécom et fibre. Même principe, en fourreau vert, avec des rayons de courbure généreux : une fibre ne passe pas dans un coude serré. Une chambre de tirage intermédiaire devient utile au-delà d’une certaine longueur ou lorsque le tracé comporte plusieurs changements de direction.
Eaux usées. Le collecteur descend en pente régulière, couramment de l’ordre de 2 à 3 %, vers la boîte de branchement ou vers la filière d’assainissement individuel. Trop faible, la pente laisse décanter ; trop forte, elle sépare l’eau des matières et favorise l’engorgement. Un regard est placé à chaque changement de direction et de pente.
Eaux pluviales. Descentes de toiture, grilles, caniveaux et surfaces imperméabilisées rejoignent un réseau indépendant, dirigé vers un exutoire autorisé, un puits d’infiltration ou une cuve de récupération.

Gérer l’eau sur les terrains en pente du Var
Le climat méditerranéen ne fournit pas beaucoup d’eau, mais il la livre d’un coup. Un épisode d’automne peut déverser en deux heures l’équivalent de plusieurs semaines de pluie. Sur les coteaux de Costebelle, du Mont des Oiseaux, du Revest-les-Eaux ou de Solliès-Toucas, ce volume ruisselle sur des sols argileux déjà saturés et emprunte le chemin le plus court : votre allée, votre terrasse, votre garage en contrebas.
La réponse n’est jamais un seul ouvrage, mais une chaîne cohérente. En amont, une cunette ou un caniveau à grille intercepte l’eau avant qu’elle n’atteigne les constructions. Le long des murs enterrés, un drain périphérique posé sur lit drainant, enveloppé d’un géotextile anticontaminant, collecte les venues d’eau et les conduit vers un exutoire. Les surfaces imperméabilisées sont pentées vers des points de collecte plutôt que vers les façades.
En aval, l’eau doit aller quelque part : fosse d’infiltration dimensionnée selon la perméabilité réelle du sol, noue végétalisée, cuve tampon ou rejet vers un réseau existant lorsque le règlement local l’autorise. Dans les secteurs proches du Gapeau et du Réal Martin, les prescriptions de gestion des eaux pluviales à la parcelle sont souvent renforcées : il faut les intégrer dès la conception, pas au moment du remblai.
Ces travaux se combinent naturellement avec un mur de soutènement, un enrochement ou la reprise d’une allée dont les pentes ont été mal pensées à l’origine.
Les ouvrages qui rendent un réseau exploitable
Un réseau enterré n’est pas une simple ligne de tuyaux. Ce sont les ouvrages ponctuels qui permettent de l’inspecter, de le curer et de le modifier sans tout rouvrir.
- Regard de visite à chaque changement de direction, de pente ou de diamètre
- Boîte de branchement en limite de propriété pour les eaux usées
- Chambre de tirage pour les longs parcours de fourreaux télécom
- Siphon disconnecteur là où le règlement d’assainissement l’impose
- Tampons adaptés à l’usage : piétons, véhicules légers ou poids lourds
- Regard de répartition et de bouclage pour les dispositifs d’infiltration
- Vannes et robinets d’arrêt accessibles, jamais noyés sous une dalle
- Niveaux de tampons calés sur le futur revêtement fini
Nous repérons systématiquement la position des regards par rapport à deux points fixes du bâti. Cette précaution simple épargne bien des recherches lorsqu’un tampon disparaît sous un gazon ou une couche de gravier au fil des années.
Vos questions sur les réseaux enterrés
Ce que nous expliquons le plus souvent lors des visites à Hyères, La Garde, La Crau ou Puget-Ville.
À quelle profondeur enterrer les réseaux ?
Cela dépend du réseau et de ce qui passera au-dessus. Sous un espace vert, on retient couramment environ 60 cm de couverture ; sous une zone circulée, on descend vers 80 cm, davantage sous une voirie lourde. Les eaux usées échappent à cette logique : leur profondeur est imposée par la pente à tenir entre le point de départ et l’exutoire.
Puis-je passer plusieurs réseaux dans la même tranchée ?
Oui, sous conditions. Une tranchée commune est courante et économique, mais elle impose des distances de séparation entre réseaux, un étagement par niveaux et un grillage avertisseur par famille de réseau. L’eau potable ne doit jamais se trouver sous les eaux usées. Nous organisons l’étagement au moment du tracé, avant d’ouvrir.
Qui fait la demande de DT-DICT ?
Le maître d’ouvrage dépose la DT au stade du projet, l’entreprise qui exécute dépose la DICT avant d’intervenir. Nous nous chargeons de notre déclaration et nous intégrons les réponses des exploitants dans la préparation du chantier. Les délais de réponse sont à anticiper dans le planning : ils se comptent en jours ouvrés.
Combien de temps dure une viabilisation ?
La partie terrassement d’une parcelle individuelle demande souvent quelques jours. Le délai total est bien plus long car il dépend des gestionnaires de réseaux : étude de branchement, autorisation de voirie, planification de leur propre intervention. Mieux vaut lancer ces démarches très en amont, dès l’obtention du permis.
Que faire si le tout-à-l’égout arrive dans ma rue ?
Le raccordement au réseau collectif devient généralement obligatoire dans un délai fixé par la collectivité après la mise en service. L’ancienne fosse doit alors être vidangée par un professionnel agréé, puis déposée ou comblée. Nous détaillons la procédure sur la page raccordement au tout-à-l’égout.
Nos communes d’intervention
Basés à Hyères, nous intervenons sur l’est toulonnais et la vallée du Gapeau, avec des engins adaptés aux accès étroits des vieux villages comme aux grandes parcelles de la plaine.
Prestations complémentaires
Les réseaux se posent rarement seuls : ils accompagnent un terrassement, une allée ou un assainissement.
Un chantier de VRD à préparer ?
Plan de masse, permis, devis d’un gestionnaire de réseau : transmettez-nous ce que vous avez, nous nous déplaçons pour relever le terrain et chiffrer les tranchées. Téléphone : 07 50 58 77 81 — contact@terrassementhyeres.fr
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