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Terrassement Hyères JM TerrassementHyères JM 07 50 58 77 81
Sous-service · Terrassement général

Tranchées de fondation à Hyères

Implantation au cordeau, ancrage au bon sol et fouilles dressées dans le tempo du maçon, sur sols argileux comme sur rocher.

Le trait qui porte la maison

Une fouille de fondation se lit sur un plan avant de se creuser

La tranchée de fondation, c’est le moment où le projet quitte le papier. Jusque-là, on déplace des volumes ; à partir de là, on matérialise la géométrie exacte de la construction dans le sol. Une erreur de quelques centimètres sur l’implantation se paie en reprise de ferraillage, en débord de semelle ou, dans le pire des cas, en problème de limite de propriété.

Nous ne creusons jamais « à peu près ». Le tracé vient du plan de fondation du maçon ou du bureau d’études, avec les axes, les largeurs de semelle et les profondeurs d’ancrage. Nous reportons ce plan au sol avec des chaises d’implantation, des cordeaux et de la peinture, puis nous vérifions les diagonales avant le premier godet. C’est vingt minutes de préparation qui évitent une journée de correction.

La deuxième question, c’est le sol. Une fouille doit descendre jusqu’à un horizon capable de porter la charge, et rester hors d’atteinte des variations saisonnières. Sur les terrains argileux d’Hyères, de La Crau ou de Solliès-Toucas, ce second critère est souvent plus contraignant que le premier : l’argile peut être portante et pourtant impropre à recevoir une semelle trop superficielle, à cause du retrait-gonflement.

Enfin, une fouille est un ouvrage provisoire dangereux. Une paroi de 1,50 m qui s’effondre représente plus d’une tonne de terre sur un homme. La sécurité des fouilles n’est pas une formalité administrative : c’est une partie du métier.

60 à 80 cmProfondeur d’ancrage courante en zone méditerranéenne
40 à 60 cmLargeur de fouille usuelle pour une semelle filante
1,30 mHauteur au-delà de laquelle une paroi verticale doit être protégée
G2Mission d’étude géotechnique qui fixe l’ancrage
Hors gel, bon sol, retrait-gonflement : trois critères, une seule cote
Profondeur

Hors gel, bon sol, retrait-gonflement : trois critères, une seule cote

Trois logiques se superposent pour déterminer à quelle profondeur s’arrête une fouille. La première est la mise hors gel : sur le littoral varois, le gel pénètre peu et cette contrainte reste modérée, nettement moins qu’en altitude. La deuxième est l’ancrage dans un terrain de portance suffisante : on descend jusqu’à rencontrer un matériau homogène et ferme, marne compacte, poudingue, schiste altéré ou rocher franc selon le secteur.

La troisième, la plus déterminante ici, c’est le retrait-gonflement des argiles. Les sols argileux d’une grande partie de l’aire toulonnaise se rétractent pendant les étés secs, quand le mistral et la chaleur assèchent les premiers décimètres, puis regonflent après les pluies d’automne. Une semelle posée trop haut suit ce mouvement et fissure les murs. C’est pour cela que la profondeur retenue dépasse souvent ce que le simple critère de portance imposerait. La végétation joue aussi : un grand arbre proche pompe l’eau du sol et aggrave le retrait de son côté.

C’est l’étude de sol qui tranche, et c’est le maçon qui décide au vu de ses plans. Notre rôle est d’exécuter fidèlement la cote demandée, de signaler tout de suite si le terrain rencontré ne ressemble pas à celui décrit, et de ne jamais « remonter » un fond de fouille avec de la terre rapportée.

Déroulé

De l’implantation au coulage

Une fouille bien menée se cale sur le rythme du maçon. On ouvre au bon moment, pas trois semaines avant.

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    Implantation d’après le plan

    Chaises d’implantation posées en dehors de l’emprise, cordeaux tendus sur les axes, report des largeurs au sol à la bombe. Vérification des diagonales et des distances aux limites séparatives avant de commencer.

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    Contrôle des réseaux

    Sur une parcelle déjà desservie ou en extension, on vérifie les réseaux existants avant de descendre. Une canalisation d’eau potable ou un câble électrique coupé au godet arrête un chantier pour plusieurs jours.

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    Ouverture au godet de curage

    On creuse à la largeur exacte, parois les plus droites possible, en évacuant les déblais immédiatement du bord de fouille. Laisser un tas en crête au bord d’une tranchée est la meilleure façon de la faire s’ébouler.

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    Dressage du fond de fouille

    Le fond doit être plan, horizontal et propre. On retire les mottes, les racines et la terre remaniée au fond. Sur terrain en pente, la fouille se fait en redans horizontaux successifs et jamais en plan incliné continu.

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    Vérification et réception avec le maçon

    Cotes de fond relevées au laser, largeurs contrôlées, nature du terrain rencontré confirmée. C’est le moment où une anomalie doit remonter : poche molle, remblai ancien, venue d’eau, roche impénétrable.

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    Enchaînement ferraillage et coulage

    La fouille est remise au maçon pour la pose des armatures et le coulage du béton de propreté puis des semelles. Plus le délai entre l’ouverture et le coulage est court, meilleur est le résultat.

Sécurité

Une fouille ouverte est un ouvrage provisoire à surveiller

L’ensevelissement reste l’un des accidents les plus graves du bâtiment, et il survient presque toujours dans des fouilles jugées « pas bien profondes ». Un mètre cube de terre pèse près de deux tonnes ; il n’en faut pas beaucoup pour bloquer une cage thoracique. La règle de base est qu’au-delà d’environ 1,30 m, une paroi verticale ne doit pas rester nue : on talute, on élargit, ou l’on met en place un blindage.

Le blindage peut prendre plusieurs formes selon la fouille : caisson métallique descendu à la pelle pour les tranchées de réseaux, panneaux avec vérins, ou simple talutage des parois quand la place le permet. Le talutage est souvent la solution la plus simple et la moins chère sur une parcelle dégagée ; il devient impossible en limite de propriété ou contre un bâtiment existant.

La stabilité dépend aussi de la nature du terrain et de son humidité. Un sable sec s’éboule immédiatement ; une argile compacte tient plusieurs jours et donne une fausse impression de sécurité avant de partir d’un bloc après une pluie. Sur les secteurs bas où la nappe haute du littoral remonte, une paroi qui suinte doit être considérée comme instable, point final.

Quelques règles simples complètent le dispositif : éloigner les déblais et les charges lourdes du bord, ne pas faire circuler d’engin en crête, baliser les fouilles ouvertes en fin de journée et les protéger s’il y a des enfants ou des animaux sur la parcelle, et pomper avant d’intervenir si de l’eau s’est accumulée pendant la nuit. Ce sont des réflexes, pas des options.

Tranchées de fondation ouvertes sur un chantier à Hyères
Fouilles ouvertes au plus près du coulage, déblais éloignés de la crête.
Ouvrir au bon moment, pas trop tôt
Coordination

Ouvrir au bon moment, pas trop tôt

Une fouille ouverte se dégrade. Les parois se délitent, le fond se ramène à la première pluie, la terre remaniée s’accumule, et il faut tout reprendre avant de couler. C’est pourquoi nous calons l’ouverture des tranchées sur la disponibilité du maçon : idéalement, on creuse et le ferraillage arrive dans la foulée, avec un coulage dans les jours qui suivent.

Quand un délai est inévitable, on protège : bâchage des parois exposées, création d’une rigole de dérivation en amont pour que le ruissellement ne se déverse pas dans la fouille, et purge du fond avant coulage. Sur un chantier bien organisé, ces précautions coûtent moins cher qu’une reprise.

Les fouilles s’inscrivent dans un enchaînement plus large, détaillé sur la page terrassement pour maison neuve, et viennent après le nivellement de la plateforme.

Points de vigilance

Ce que nous contrôlons sur une fouille

La liste que nous déroulons de l’implantation à la remise au maçon.

  • Plan de fondation en main avant le premier godet
  • Chaises d’implantation hors emprise de circulation
  • Diagonales et distances aux limites vérifiées
  • Réseaux existants localisés et protégés
  • Largeur de fouille conforme à la semelle prévue
  • Profondeur d’ancrage respectée sur tout le linéaire
  • Fond de fouille plan, propre et non remanié
  • Redans horizontaux sur les parties en pente
  • Déblais éloignés de la crête de fouille
  • Parois talutées ou blindées selon la hauteur
  • Fouille balisée et protégée hors horaires de chantier
  • Délai réduit entre ouverture et coulage
Questions fréquentes

Fouilles de fondation : vos questions

Profondeur, largeur, roche, eau : les sujets qui reviennent à chaque début de chantier.

Qui décide de la profondeur des fondations ?

Pas le terrassier. La profondeur découle de l’étude de sol et du plan de fondation établi par le maçon ou le bureau d’études structure. Nous exécutons cette cote et nous alertons immédiatement si le terrain rencontré ne correspond pas à ce qui était attendu : c’est fréquent et cela peut conduire à descendre plus bas que prévu.

Quelle largeur donner à la tranchée ?

Elle dépend de la largeur de semelle indiquée au plan, souvent 40 à 60 cm pour une maison individuelle. On creuse au plus juste quand le béton est coulé à pleine fouille : cela économise du béton et du déblai. Si un coffrage est prévu, il faut élargir pour laisser travailler les compagnons.

Que se passe-t-il si on tombe sur du rocher ?

Sur les secteurs du massif du Coudon, du Revest ou de certains coteaux hyérois, la roche apparaît parfois à faible profondeur. Le godet ne suffit plus : on passe au brise-roche hydraulique, ce qui allonge la durée et le coût. Bonne nouvelle en contrepartie : un ancrage dans le rocher franc offre une excellente portance et l’épaisseur à descendre est souvent moindre.

Que faire si de l’eau apparaît dans la fouille ?

On ne coule jamais dans l’eau. Il faut pomper, identifier l’origine — ruissellement de surface, venue latérale, nappe — et traiter la cause. Selon les cas, on crée un point bas de pompage, on dérive le ruissellement en amont, ou on prévoit un drainage périphérique. Sur les parcelles basses de la plaine, cette question se pose régulièrement en période humide.

Peut-on creuser des fouilles à côté d’une maison existante ?

Oui, avec précautions. Creuser au pied d’un mur existant peut déchausser sa fondation. On travaille alors par tronçons courts, sans ouvrir tout le linéaire d’un coup, et on remblaie ou on coule au fur et à mesure. Pour une extension, ce point doit être discuté avec le maçon avant l’intervention.

Le terrassier pose-t-il le ferraillage ?

Non, c’est le travail du maçon. Notre prestation s’arrête à la fouille dressée, contrôlée et remise propre. Nous intervenons à nouveau ensuite pour les remblais périphériques et les tranchées de réseaux.

Des fouilles à ouvrir pour votre maçon ?

Transmettez-nous le plan de fondation : nous implantons, creusons à la cote et remettons une fouille dressée, dans le tempo de votre chantier. M. Molinas, 07 50 58 77 81 — contact@terrassementhyeres.fr.

07 50 58 77 81