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Sous-service · Terrassement général

Remblai et déblai à Hyères

Équilibrer les volumes sur la parcelle, choisir des matériaux qui tiennent et compacter par couches pour éviter les tassements.

Mouvement de terre

Le matériau le moins cher est celui qui ne quitte pas le chantier

Sur un chantier de terrassement, l’essentiel du budget ne part pas dans le creusement : il part dans le transport. Chaque mètre cube évacué coûte un chargement, un trajet, une taxe de décharge, puis un retour à vide. Et chaque mètre cube apporté coûte l’achat du matériau plus le même transport. Le premier réflexe du terrassier est donc toujours le même : regarder si ce que l’on sort d’un endroit peut servir ailleurs sur la même parcelle.

C’est ce qu’on appelle l’équilibre déblai-remblai. Sur un terrain en pente des coteaux d’Hyères, on déblaie l’amont pour remblayer l’aval et créer une plateforme : bien menée, l’opération ne génère presque aucune évacuation. Sur un terrain plat de la plaine, l’équilibre est plus difficile à obtenir puisqu’il n’y a rien à combler ; les déblais de fouilles et de piscine partent alors en grande partie.

Mais tout déblai n’est pas un bon remblai. Un matériau argileux gorgé d’eau, une terre végétale organique ou un déblai chargé de blocs non calibrés ne se compactent pas correctement et donnent une zone qui bougera. Réutiliser sans trier, c’est économiser quelques centaines d’euros de transport pour en dépenser plusieurs milliers en reprise trois ans plus tard.

Cette page explique comment nous évaluons les matériaux d’un terrain à Hyères, La Crau ou Solliès-Pont, comment nous montons un remblai qui tient, et ce que nous faisons quand la pelle tombe sur un ancien remblai dont personne n’avait parlé.

20 à 30 cmÉpaisseur de chaque couche avant compactage
+ 20 à 30 %Foisonnement du volume dès qu’un sol est excavé
1,8 à 2 tPoids indicatif d’un mètre cube de terre en place
0 matière organiqueRègle absolue pour un remblai portant
Quels matériaux font un bon remblai ?
Trier avant de réemployer

Quels matériaux font un bon remblai ?

Un remblai destiné à porter une construction, une allée ou une terrasse doit répondre à trois critères : il doit être inerte, il doit accepter le compactage et il doit être stable dans le temps. Les graves concassées d’origine calcaire, les déblais sableux, les matériaux issus de poudingue répondent bien à ces exigences. Les argiles pures, les limons de la plaine et tout ce qui est organique y répondent mal.

La granulométrie compte autant que la nature. Un matériau qui mélange des éléments fins et des éléments grossiers se serre bien, parce que les petits viennent combler les vides entre les gros. Un déblai qui ne contient que des blocs de 30 cm laisse des vides qui se refermeront tout seuls, sous charge, dans les années qui suivent. À l’inverse, un matériau uniquement fin et humide devient plastique et flue sous la vibration.

Sur le terrain, le tri se fait au godet et à l’œil. On met de côté ce qui est réemployable, on isole la terre végétale qui ira aux espaces verts, et on charge le reste. Quand le doute subsiste sur un matériau et que l’enjeu est important, un essai en laboratoire tranche ; sur une maison individuelle, l’expérience et le comportement du sol au compactage suffisent le plus souvent.

Mise en œuvre

Monter un remblai qui ne bougera pas

Un remblai, ça se construit. Le vider d’un coup au camion et passer la pelle dessus ne crée pas un sol : ça crée un tas.

  1. 1

    Préparation de l’assise

    On décape la terre végétale sous l’emprise du futur remblai. Un remblai posé sur de l’organique glissera ou tassera, quel que soit le soin apporté au-dessus. Sur pente forte, on crée des redans horizontaux pour que le remblai s’accroche au terrain naturel au lieu de glisser dessus.

  2. 2

    Gestion de l’eau avant remblaiement

    Toute venue d’eau, toute source, tout ancien fossé enterré est traité avant. On pose un drain, on crée un exutoire. Enfouir un écoulement sous un remblai revient à préparer un affaissement.

  3. 3

    Apport par couches régulières

    Le matériau est étalé sur 20 à 30 cm selon sa nature et le matériel de compactage. On travaille par bandes, en gardant une légère pente pour évacuer la pluie si le chantier s’interrompt.

  4. 4

    Compactage croisé

    Rouleau vibrant, plaque ou pilonneuse dans les zones étroites. Les passes sont croisées et le nombre est adapté au matériau. Contre un mur enterré, on utilise du matériel léger pour ne pas pousser la paroi.

  5. 5

    Contrôle au fur et à mesure

    On ne monte pas la couche suivante tant que la précédente n’est pas correcte. Un remblai de deux mètres de haut mal compacté en pied ne se rattrape jamais par le dessus.

  6. 6

    Finition et talutage

    La dernière couche est réglée à la cote, les talus sont dressés à une pente stable, et la terre végétale est remise en place là où la végétation doit reprendre. Une pente nue non végétalisée se ravine dès les premières pluies d’automne.

Le défaut classique

Tassements différentiels : quand une moitié du bâtiment descend

Le tassement, en soi, n’est pas un problème. Tout sol se tasse un peu sous charge. Ce qui fissure les murs, c’est le tassement différentiel : une partie de l’ouvrage descend plus que l’autre. La cause la plus fréquente sur une maison individuelle, c’est précisément un remblai hétérogène. Une moitié de la construction repose sur le terrain naturel en place, l’autre sur un remblai récent : les deux ne se comportent pas de la même manière, et une fissure apparaît à la jonction, souvent en escalier dans le parpaing.

La règle de base est donc simple : on ne fonde pas sur du remblai. Quand un projet impose de construire sur une zone remblayée, on descend les fondations à travers le remblai jusqu’au bon sol, ou bien on met en œuvre un remblai technique réellement contrôlé, compacté par couches avec des essais. C’est plus cher, mais c’est la seule façon de dormir tranquille.

À Hyères, un facteur local aggrave la situation : le retrait-gonflement des argiles. Les argiles de la plaine et les marnes des coteaux se rétractent pendant les étés secs et gonflent après les pluies méditerranéennes d’automne. Un remblai argileux mal compacté amplifie ce phénomène, parce qu’il contient des vides où l’eau circule librement. À l’inverse, un remblai en grave draine, se comporte de manière stable et isole partiellement la structure des variations d’humidité du sol support.

Un dernier point compte : le délai. Même bien exécuté, un remblai de hauteur importante continue à se stabiliser pendant des semaines. Quand le planning le permet, on laisse un remblai neuf passer un hiver avant de construire dessus une allée ou une terrasse. Ce temps d’attente ne coûte rien et évite une reprise.

Remblaiement par couches successives sur un chantier à Hyères
Chaque couche est étalée puis compactée avant la suivante.
Tomber sur un ancien remblai non contrôlé
Mauvaise surprise

Tomber sur un ancien remblai non contrôlé

Cela arrive régulièrement, en particulier sur des parcelles déjà bâties ou proches d’anciennes exploitations. La pelle descend, et au lieu du sol naturel attendu on trouve un mélange : gravats de démolition, morceaux de béton, ferraille, plastiques, parfois des déchets verts enfouis. C’est un comblement sauvage, souvent ancien, réalisé sans compactage et sans traçabilité. On le repère à la couleur hétérogène, à la facilité de creusement et à la présence de matériaux étrangers.

Notre réaction est immédiate : on arrête, on informe le client et le maçon, on sonde pour évaluer l’étendue et la profondeur. Ensuite, deux voies. Soit on purge entièrement la zone et on reconstitue un remblai propre compacté par couches. Soit, si la profondeur est importante, on adapte les fondations en descendant au bon sol, ce qui relève du maçon et souvent d’un bureau d’études de sol. Dans les deux cas, cela modifie le coût et le délai : mieux vaut l’annoncer franchement que le découvrir plus tard.

Les matériaux extraits partent en filière adaptée. Voir la page évacuation de gravats pour le détail du tri et des bénes.

Nos règles

Ce que nous n’acceptons jamais dans un remblai

Quelques principes non négociables, qui expliquent aussi certains écarts de prix entre devis.

  • Pas de terre végétale ni de matière organique
  • Pas de souches ni de déchets verts enfouis
  • Pas de remblaiement sur un fond non décapé
  • Pas de couche de plus de 30 cm avant compactage
  • Pas de mise en œuvre sur matériau détrempé
  • Pas de gravats non triés sous une structure
  • Pas de fondation posée directement sur remblai récent
  • Venues d’eau captées et dirigées avant remblaiement
  • Redans créés sur les assises en pente
  • Compactage léger à proximité des murs enterrés
  • Talus dressés à une pente stable puis végétalisés
  • Volumes annoncés en tenant compte du foisonnement
Questions fréquentes

Remblai, déblai et volumes : ce qu’il faut savoir

Le sujet des volumes est celui qui génère le plus d’incompréhension entre un client et un terrassier. Voici les points clés.

Pourquoi le volume évacué dépasse-t-il le volume creusé ?

À cause du foisonnement. Un sol en place est serré ; une fois excavé, il se décompacte et occupe plus de place, couramment 20 à 30 % de plus, davantage pour une argile compacte ou une roche cassée. Un trou de piscine de 60 m³ génère donc de l’ordre de 75 m³ à charger. C’est ce volume foisonné qui détermine le nombre de rotations de camion, donc le coût réel.

Peut-on réutiliser la terre du trou de la piscine ?

Parfois, en modelage de terrain ou en remblai de zones non porteuses, si le matériau est sain et pas trop argileux. En revanche, on ne l’utilise pas pour caler un dallage ou une allée. Sur un terrain plat, il faut souvent évacuer ; sur un terrain en pente, la terre sert à créer un plateau. Le sujet est abordé aussi sur la page creusement de piscine.

Combien coûte l’évacuation des déblais ?

Le marché raisonne au voyage de camion et à la tonne déposée. Trois paramètres pèsent : la distance jusqu’à l’exutoire, la nature du matériau, propre ou mélangé, et l’accessibilité du chantier qui détermine la taille des camions. Un terrain accessible à un semi coûte bien moins cher à vider qu’une parcelle de coteau où seul un petit porteur passe.

Faut-il faire une étude avant de remblayer ?

Pour un simple modelage de jardin, non. Dès qu’un remblai supporte une construction, une allée carrossable ou une piscine, une reconnaissance du sol devient utile, et elle est souvent déjà disponible via l’étude de sol du projet. Elle indique la nature des terrains et les précautions à prendre vis-à-vis du retrait-gonflement des argiles.

Peut-on remblayer contre un mur existant ?

Seulement si le mur est conçu pour : un mur de clôture ordinaire n’est pas un mur de soutènement et se renverse sous la poussée des terres. Il faut aussi un drainage en pied et un matériau drainant à l’arrière, sinon la poussée hydrostatique s’ajoute à celle du sol après chaque forte pluie.

Combien de temps attendre avant de construire sur un remblai ?

Si le remblai a été monté par couches compactées avec un matériau adapté, on peut enchaîner. S’il s’agit d’un remblai de grande hauteur ou de matériau argileux, il est prudent de laisser passer une saison humide, le temps que les tassements résiduels se produisent avant la mise en œuvre des surfaces finies.

Dans la continuité

Le mouvement de terre dans l’ensemble du chantier

Déblai et remblai touchent à tous les postes : plateforme, fouilles, réseaux, soutènement. Le panorama complet est sur la page terrassement général.

Terrassement général Demander un devis

Des volumes à déplacer ou à évacuer ?

Nous estimons les cubatures sur place, cherchons l’équilibre déblai-remblai et chiffrons précisément ce qui doit partir. M. Molinas, 07 50 58 77 81 — contact@terrassementhyeres.fr.

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