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Terrassement Hyères JM TerrassementHyères JM 07 50 58 77 81
Matériel

Matériel et engins de terrassement

Des moyens choisis chantier par chantier, selon l’accès, le sol et le volume.

Les moyens du chantier

Choisir la machine que le terrain accepte

En terrassement, la bonne machine n’est pas la plus grosse, c’est celle qui entre sur le terrain, qui atteint la zone à traiter et qui travaille au rendement attendu sans casser ce qui l’entoure. Entre un jardin clos du centre ancien d’Hyères, une parcelle ouverte de la plaine maraîchère et une restanque en pente à Costebelle, les moyens à mettre en œuvre n’ont rien de comparable.

Cette page explique comment nous raisonnons : quelles catégories d’engins correspondent à quels chantiers, comment se gèrent les accès étroits et les sols fragiles, ce qu’implique la présence de rocher, et comment les niveaux et le compactage sont contrôlés. Les moyens sont mobilisés chantier par chantier, en fonction de ce que la visite préalable a révélé.

Le principe est simple : on adapte la machine au terrain, jamais l’inverse. Une pelle trop lourde sur un sol limoneux détruit la portance qu’elle est venue préparer ; une machine trop légère dans du poudingue coûte plus cher en heures qu’elle n’en économise en transport.

Quelle machine pour quel chantier

Trois gabarits de pelles, trois usages distincts

Les pelles hydrauliques se classent par masse, et cette masse décide à la fois du rendement, de l’encombrement et de la pression exercée sur le sol.

Mini-pelle de 1,5 à 3 t01

Mini-pelle de 1,5 à 3 t

La solution des accès étroits : elle passe par un portail standard, parfois par un passage de quatre-vingts centimètres avec les chenilles repliées. Idéale pour les tranchées de réseaux, les petites fouilles, les reprises en fond de jardin et les travaux dans un espace déjà aménagé. Sa faible pression au sol ménage les pelouses et les revêtements.

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Pelle de 5 à 8 t02

Pelle de 5 à 8 t

Le format le plus polyvalent pour le particulier : plateforme de maison individuelle, fouilles de fondation, creusement de piscine, création d’allée. Assez puissante pour avancer vite, assez compacte pour évoluer dans un terrain clôturé et charger un dumper.

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Pelle de 13 à 21 t03

Pelle de 13 à 21 t

Réservée aux terrains accessibles et aux gros volumes : terrassement en masse, purge de remblais profonds, pose de blocs d’enrochement, attaque du rocher au brise-roche. Elle exige une voie d’accès pour un porte-engin et une aire de manœuvre.

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Autour de la pelle

Les matériels qui complètent la chaîne

Une pelle seule ne fait pas un chantier. Le terrassement est une chaîne où chaque maillon détermine le rendement du suivant : creuser vite ne sert à rien si l’on ne peut pas évacuer, et niveler précisément ne sert à rien si l’on ne compacte pas. Selon le chantier, nous mobilisons donc les moyens suivants.

  • Chargeuse pour la reprise et le chargement des matériaux
  • Dumper pour évacuer les déblais sur les terrains sans accès camion
  • Camion benne pour la rotation vers les filières de décharge
  • Brise-roche hydraulique pour le poudingue et le rocher franc
  • Plaque vibrante pour les tranchées et les petites surfaces
  • Rouleau compacteur pour les plateformes et les corps de chaussée
  • Laser de nivellement pour le contrôle des cotes et des pentes
  • Godets de curage pour le réglage de fond et le talutage
  • Godets de terrassement dentués pour l’attaque des sols durs
  • Plaques de roulage pour protéger les sols fragiles
Jardins clos, ruelles anciennes et terrains en restanques
Accès difficiles

Jardins clos, ruelles anciennes et terrains en restanques

À Hyères, l’accès est souvent le véritable sujet technique. Le centre ancien impose des rues étroites, des stationnements contraints et parfois des restrictions de tonnage. Les lotissements récents offrent des portails de deux mètres cinquante avec un muret de chaque côté. Les terrains en restanques, vers Costebelle ou le Mont des Oiseaux, ajoutent la pente et les murs de pierre sèche à ne pas ébranler.

Notre première question sur place n’est donc pas « combien de mètres cubes » mais « par où entre-t-on ». Nous mesurons la largeur utile du passage, la hauteur libre sous les branches et les câbles, le rayon de braquage disponible dans la rue, la capacité portante d’une terrasse ou d’un regard à franchir.

Quand un gabarit ne passe pas, plusieurs solutions existent : descendre d’une catégorie d’engin en acceptant un rendement moindre, utiliser une mini-pelle à train variable qui se rétracte pour franchir l’ouverture puis s’élargit pour travailler, évacuer au dumper sur une zone de reprise accessible au camion, ou déposer temporairement un panneau de clôture avec l’accord du propriétaire. Sur les terrains très cloisonnés, un portage par brouette motorisée reste parfois la seule voie.

Ces contraintes influent directement sur le prix : elles se traduisent en heures, pas en difficultés imprévues. Elles sont donc annoncées dès le devis.

Transport, déchargement et portage des engins
Amener la machine

Transport, déchargement et portage des engins

Un engin de terrassement ne roule pas jusqu’au chantier : il est transporté sur remorque ou porte-engin, puis déchargé sur une aire stable. Ce poste, souvent appelé amenée et repli, existe sur tous les devis sérieux, y compris pour une intervention d’une demi-journée.

Le déchargement demande de l’anticipation. Il faut une zone plane et suffisamment large, sans risque d’affaissement d’un bord de chaussée ni de rupture d’un regard enterré, et sans gêner la circulation. Dans certaines rues d’Hyères ou de Toulon, cela suppose de convenir d’un créneau horaire avec les riverains, voire de demander une autorisation d’occupation temporaire du domaine public à la mairie.

Sur les parcelles sans accès direct, la machine peut devoir traverser une propriété voisine, un chemin privé ou une allée existante. Nous protégeons alors le passage avec des plaques de roulage, nous établissons un état des lieux photographique avant et après, et nous restituons le tracé dans son état initial. C’est un détail administratif en apparence, mais c’est lui qui évite la plupart des litiges de voisinage.

Lorsque le terrain est totalement inaccessible, il reste la solution du levage : une grue mobile dépose la mini-pelle par-dessus un mur ou un bâtiment. Cette option existe, elle est parfois la seule, et elle se chiffre à part.

Quand le godet ne suffit plus

Le brise-roche sur les hauteurs rocheuses

Dès que l’on quitte la plaine pour les reliefs — les Borréls, le Mont des Oiseaux, les abords du massif du Coudon, certaines parcelles de Carqueiranne ou du Revest-les-Eaux — le sous-sol change de nature. Sous une faible couverture d’argiles et de limons, on rencontre de la marne compacte, du schiste, du poudingue, parfois du rocher franc.

Le godet dentué gratte ces matériaux mais ne les excave pas. Il faut alors équiper la pelle d’un brise-roche hydraulique, un marteau monté en lieu et place du godet, qui fragmente la roche par percussion avant qu’elle ne soit reprise et évacuée. L’opération est bruyante, plus lente et génère un volume de déblais supérieur, car la roche foisonne fortement une fois cassée.

Trois conséquences pratiques pour le client. D’abord le rendement : ce qu’une pelle fait en une heure en terrain meuble peut demander trois à cinq heures en rocher. Ensuite le volume à évacuer, qui augmente mécaniquement. Enfin le choix du gabarit : un brise-roche efficace suppose une machine assez lourde pour encaisser les vibrations, ce qui peut entrer en conflit avec les contraintes d’accès.

C’est pourquoi nous signalons toujours, dès la visite, le risque rocheux d’un secteur, et pourquoi nos devis distinguent le mètre cube en terrain meuble du mètre cube en terrain rocheux. Sur un projet de terrassement de piscine, cet écart peut représenter la plus grosse variable du budget.

Compactage et contrôle des niveaux
Précision et portance

Compactage et contrôle des niveaux

La partie visible du terrassement, c’est le trou. La partie qui décide de la durée de vie de l’ouvrage, c’est le remblai et son compactage. Un remblai mis en place sans soin se tasse pendant des années et entraîne avec lui la dalle, l’allée ou la margelle qui repose dessus.

Nous montons donc les remblais par couches de vingt à trente centimètres, chacune compactée avant la suivante. Sur les tranchées et les petites surfaces, la plaque vibrante suffit : elle travaille en profondeur limitée mais elle atteint les angles et les abords de canalisation. Sur les plateformes et les corps de chaussée d’allée, le rouleau prend le relais, avec plusieurs passes croisées.

La teneur en eau conditionne le résultat. Un matériau trop sec ne se serre pas, un matériau saturé se déstructure sous la vibration. Dans le Var, cela signifie arroser légèrement en période de mistral et attendre le ressuyage après un épisode pluvieux, plutôt que de forcer un compactage inefficace.

Les niveaux, eux, se contrôlent au laser rotatif. La cote de référence est matérialisée, chaque zone est vérifiée à la mire, et les pentes d’écoulement sont tenues au millimètre près par mètre. Une plateforme livrée plane mais sans pente renvoie l’eau vers le bâti ; c’est une erreur qui coûte cher à corriger après coup. Voyez aussi le nivellement de terrain.

Sur le chantier

Sécurité des personnes et protection des abords

Un engin en mouvement est la principale source de danger d’un chantier de terrassement. La zone d’évolution de la machine est donc matérialisée et interdite aux tiers, y compris aux propriétaires venus suivre l’avancement. Les fouilles ouvertes sont balisées, et les tranchées profondes sont talutées ou blindées selon leur profondeur et la tenue du sol : un front vertical dans des limons humides peut s’effondrer sans signe précurseur.

La protection des abords relève de la même vigilance. Les murs de restanques, les clôtures mitoyennes, les arbres conservés, les regards et tampons existants sont repérés avant le démarrage et protégés. Les distances de sécurité vis-à-vis des lignes aériennes sont respectées, ce qui impose parfois de modifier le sens de travail de la pelle.

Le mistral impose ses propres précautions : arrosage léger des pistes et des déblais pour limiter les envols de poussière vers les habitations et les cultures voisines, bâchage des bennes chargées, attention renforcée aux éléments légers stockés sur site.

En fin de journée, les engins sont mis en sécurité godet au sol, les tranchées restant ouvertes sont signalées et, si nécessaire, couvertes. Le chantier doit pouvoir être traversé sans risque par une famille qui rentre chez elle.

  • Zone d’évolution des engins matérialisée et interdite aux tiers
  • Talutage ou blindage des fouilles selon la tenue du sol
  • Balisage des tranchées ouvertes en fin de journée
  • Protection des murs, clôtures et arbres conservés
  • Arrosage anti-poussière par temps de mistral
  • Bennes bâchées et voirie balayée après rotation

Un accès compliqué ? Parlons-en

Portail étroit, terrain en pente, soupçon de rocher : décrivez-nous la situation. M. Molinas se déplace pour évaluer les moyens nécessaires. 07 50 58 77 81 ou contact@terrassementhyeres.fr.

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